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Aujourd'hui un peu de Tenacious D...

 

 

Découvrez la playlist Tenacious D de teslakusturica

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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 09:37

YYYEEEEPPPPP !!!!!

 

Les Tenacious D viennent de sortir un nouvel album.

 

 

Rize Of the Fenix !

 

http://c438342.r42.cf2.rackcdn.com/wp-content/uploads/2012/02/riseofthefenix.jpg

      Pure hommage a Wanomar, Scorpions et autres acteurs du hard-rock des années 80.

 

 

Tremblez pauvres heres !

 

 

Par Anthony Calla - Publié dans : Totalement blog
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Samedi 28 avril 2012 6 28 /04 /Avr /2012 09:25

Oh non, je ne vous ai pas oublié. Ni ma promesse bien sûr !

Mais peut-être aurais-je dû plus passer sous silence le fait que je m’apprêtais a vos divulguer certaines des arcanes de ma profession. Car j'ai bien failli ne pas réchapper aux diverses et variés tentatives d’assassinat (ou tout du moins d'atteinte a mon intégrité) dont je fut victime !

 

 

Poursuivi par une secte de tueurs mexicains shootés au peyotl (rien a voir avec le dessinateur des Schtroupmfs...), je crains bien d'avoir égaré les documents que je m’apprêtais a rendre public.

 

Tant pis, il va vous falloir sûrement attendre encore une semaine.

 

Et voilà comment on fait monter une audience sur un site a l'aide d'une nouvelle qui ne vient pas.

 

Sinon y'a aussi la méthode du porno. Je l'essayerais bien mais il y a trop de concurrence. Alors je préfère me draper dans ma dignité d'artiste comme raison de ne pas le faire.

 

Mais alors, qu'est je bien pu faire durant ces deux semaines ou je n'ai pas fait de posts ?

 

Et bien j'ai déménager.

 

Oh, encore imparfaitement je l'avoue, mais néanmoins suffisamment pour pouvoir écrire ce petit mot depuis l'altitude de mon nouveau bureau.

 

Pour résumer en quelques antagonismes : la pièce est plus grande qu'avant, mais nous y sommes deux. Le soleil n'y entre pas mais nous y sommes malgré tout plongés dans une superbe luminosité, bien qu'artificielle. Nous partageons l'atelier avec le bureau d'une association, mais je pense que d'ici quelques semaines et un retour de ma condition d'écrivain-vampire nos horaires ne devraient plus guère coïncider.

 

Bref, c'est cool, je suis content et nous sommes a 200 mètres de la place des Terreaux (bourgeois va). Et comme en plus je partage cette atelier avec mon pote Yan (et surtout avec son immense collection de BD), la vie est belle.

 

Sinon, coté BD justement.

Des trucs intéressants.

 

J'avance bien sur mon nouveau projet.

 

Concernant ma méthode de travail, je part avant toute chose sur une idée de scénario. Pas tellement sur une ambiance, ni sur un univers, ni sur des personnages, mais bien sur un scénario.

 

Malgré ce que vous pourriez penser de prime abord, partir sur une ambiance ou sur des personnages est loin d'être une mauvaise idée. Gabin disait « Une bonne histoire, ce sont d'abord de bons personnages. »

Et il avait raison le bougre !

 

Mais moi je préfère partir sur une idée de scénario sur laquelle je greffe ensuite des personnages. Le tout étant que la bouture prenne.

 

Donc pour le moment, j'ai surtout axé mon travail sur le scénario et sur la structure narrative. En fait c'est surtout de cela que je voulais vous parler la dernière fois. J'ai même un très joli article qui n'est pas de moi et je je vous recopierais ici avec plaisir, c'est ce que je voulais faire a la base...

Cette fichue structure narrative. C'est par elle que tout vient en fait.

Bon, pas tout mais beaucoup en tout cas.

 

Une bonne histoire peut-être vu sous forme de graphique, avec son rythme, ses ralentissements, sa respiration propre.

Alors bien sûr, cela peut choquer les français amoureux de bonne littérature et d'art dans leur ensemble. L'art comme une émanation de Dieu, ou en tout cas comme une fulgurance géniale pour rester simple.

 

L'art comme une transcendance bien peu compatible avec une quelconque mise en équation.

 

Et pourtant...

 

Les anglo-saxons n'ont pas vraiment ce genre de soucis. Pour eux, effectuer des stages ou l'on apprend a écrire, a structurer son récit est une chose naturelle.

Et c'est pour cela que leurs récits sont souvent bien plus efficace que les nôtres.

 

Alors attention, efficace ne veux en aucun cas dire meilleur, bien évidemment.

Mais force et de reconnaître que nous avons tout a gagner a apprendre la façon dont les autres structurent leurs récits. Et même une fois que cela est fait, que nous savons exactement comment DOIT s'organiser une histoire pour rentrer dans certains cadres, une fois que nous sommes capable de mettre le doigt sur ce que nos ressentons obscurément devant une bonne histoire, alors a ce moment, a nous de l'oublier et de nous concentrer sur le ressenti.

 

A moins que l'on ne veuille écrire une série pour la télé, la technique doit être au service de l'art.

Tous les arts ont leurs propres techniques, musique, danse etc...

Tous ont leurs gestuelles, leurs codes, leur apprentissage.

Et tout cela doit être transcender pour être dépassé. Transcendé, pas ignoré et moqué.

 

Enfin bref vous l'aurez compris, je suis pour l'étude précédant l'oubli. Une fois que l'on a appris, on possède les outils que l'on utilisera inconsciemment.

Et pour ceux qui pense que apprendre ces techniques, c'est en devenir l'esclave, je dirais que ce n'est que en les connaissant que l'on peut les détourner.

 

 

Nous verront plus en détails ces règles une autre fois.

En attendant, une fois que j'ai mon scénario en tête, je peux commencer a m’intéresser a mes personnages.

 

Le scénario doit toutefois être plutôt lâche. Il faut que les héros puissent s'y mêler, le bousculer par leur caractère.

 

Un bon scénario est un idée qui a été influencé par le caractère du héros.

 

Et puis, il faut connaître ses personnages. Tout le monde le sait, mais on ne le répétera jamais assez.

Qui est-il, d'ou vient-il ? Comment, pourquoi ?

Ecrire un scénario de BD, c'est prendre un temps fou a regarder les nuages passer dans le ciel en se racontant des histoires. Des histoires qui ne seront pas sur papier mais qui créent qui sont les héros.

 

Par exemple, j'avais un héros. Je savais que c'était lui le héros principal. Et j'avais commencé a lui mettre une petite nana entre les pattes, comme motivation a son histoire.

Et puis, chemin faisant, j'ai commencé a apprécier cette nana. Après tout pourquoi devrais-elle subir les actes de ce héros sans pouvoir y répondre ?

 

Peut-être que le fait que j'ai deux petites filles n'y est pas étranger mais, au fur et a mesure, je trouvais que ce héros avait un peu trop d'assurance. Et puis un peu trop de solitude aussi.

 

Alors j'ai commencé a développer l'histoire de cette fille.

 

Qui est-elle ? Pourquoi elle...

Bon, vous avez compris le principe...

 

Un héros, une héroïne.

Généralement, l'amour n'est jamais très loin.

Alors puisque ma première idée c'est l'amour, je la laisse de coté et j'en cherche une autre.

Quels liens pourrait les unir dans l'histoire ?

Puisque lui est le héros, meilleur que les autres, alors la rivalité me semble un bon choix.

 

C'est une fille et elle veux surpasser le meilleur des garçons.

 

Logiquement, c'est une situation a conflits. Donc une situation intéressante pour une histoire. Plus qu'une histoire d'amour en tout cas...

 

Et puisqu'on parle d'amour. Si la fille et le garçon sont en compétition, ils ne peuvent ni l'un ni l'autre avouer leur amour sous peine de laisser a l'autre la possibilité de la rejeter, et donc d'être « supérieur ».

 

C'est une situation toujours intéressante même si souvent utilisée. Mais avec un peu de chance, on devrait pouvoir aller encore un peu plus loin...

 

Ensuite, comment lier les différents personnages entre eux ?

Car si on a besoin d'un bon scénario (bon dans le sens ou il pourrait être intéressant même avec des marmottes en héros) il est juste INDISPENSABLE d'avoir en plus des micro-histoires qui sont la levure d'une histoire, ce qui lui donne de l'épaisseur et de la densité.

 

Qu'un personnage rattrape quelqu'un qui chute et le maintient au bord du vide par l'extrémité des doigts, c'est super. Mais si celui qu'il retient est le seul capable de prouver son innocence alors qu'il l'a fait injustement accuser et qu'il faut risquer sa vie pour le sauver alors qu'on le déteste, là ça devient une bonne histoire !

 

Purée, moi qui voulait faire court je deviens verbeux...

 

Allez, pour illustrer tout cela magnifiquement, une citation qui contient tout ce qu'il y a a savoir.

 

"Quand l'un a raison, l'autre tort, c'est un mélodrame, pas un drame; quand les deux ont raison, c'est la tragédie". (Elia Kazan).

 

Bonne semaine...

Par Anthony Calla - Publié dans : J'aurais voulu être auteur de BD
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Samedi 14 avril 2012 6 14 /04 /Avr /2012 17:56

Yep !

Un peu de retard mais pour une bonne raison.

 

Cette semaine, j'ai été faire un tour a Bruxelles (parait qu'on dit Brussels ?)

 

Alors je confirme certain point.

 

D'abord on trouve de la Triple Karmeelit a tous les coins de rue, ensuite la Delirium Tremens est VRAIMENT une excellente bière, ensuite les moules-frites du touriste sont aussi très bonne (et je n'aime ni les moules ni les frites)

 

Ensuite qu'il semblerait que la WESTVLETEREN soit la meilleure bière du monde (mais faut que je demande a Cyril d'assoir cette assertion avec toute la majestueuse présence de son expérience, quand il reviendra du congrés annuel des brasseurs en Finlande)

 

Mais surtout surtout surtout que après avoir visité le centre Belge de la Bande Dessinée, j'en suis revenu tout désapointé.

 

Mince, si ca c'est de la BD, moins je fait du macramé !

 

Bon.

 

La BD est le neuvième art, un truc sympa et avec une bonne image. Des gamins qui lisent des albums rigolos (voire une note de Boulet sur son blog a ce propos, mais j'ai la flemme de la retrouver, pourtant elle est merveilleuse et mériterait d'être gravé dans le titane du frontiscipe qui devrait orner l'entrée de de scrogneuneu de centre de la BD)

 

Alors, passons sur le fait que ma BD n'est pas dans leur catalogue. Vu que de meilleures que moi n'y sont pas représentés, je me dis que finalement que suis en bonne compagnie. Mais bon, je suis tout de même un peu déçu.

 

Mais c'est quoi finalement le truc que j'ai a reproché a ce centre ?

 

Alors déjà quand on est a Bruxelles, et même si on s'appelle « Centre Belge de la BD », on ne PEUT PAS ne pas être le musée de la BD. Ce n'est pas possible, on a une responsabilité. On ne peut pas parler juste d'une partie du monde de la BD (ouais, seulement la franco-belge, très clairement) et faire TOTALEMENT l'impasse sur TOUT le reste !

 

Moi aussi j'adore les Daltons, Boule & Bill, Franquin etc. Bien sûr... Mais y'a d'autres choses non ?

 

Oui. Tintin. C'est pas faux non plus.

 

Et puis bon sang ! Que la BD soit le 9eme art, OK ! Mais pour glorifier le coté artistique de la BD était t-on VRAIMENT obligé d'étrangler dans une ruelle discréte le coté populaire de cet art ? Parce que c'est ce que j'ai ressenti.

 

Des planches, il y en a ! Pas de soucis. Pas mal sans texte d'ailleurs.

Mais en fait, beaucoup. Beaucoup beaucoup trop même...

Et les planches deviennent œuvres d'art, objets d'analyses, d'adulation. On les regarde, on les observe, on les disséques. Et finalement on perd l'idée d'origine de la BD, en tout cas pour moi.

 

Parce que ici monsieur, on ne fait pas de mickeys ! (Et puis d'abord, y'a pas d'américain qui sont entrés dans ce centre, ou alors sous bonne garde, pour une expo spéciale et temporaire. Pas de Picsou dessiné par Don Rosa par exemple qui est a la BD ce que Mickey est au dessin animé)

 

Ici on fait de l'art.

 

Alors c'est beau, c'est bien fait, c'est documenté et surtout, c'est chiant.

 

Les gamins décrochent rapidement. Normal, on leur dit qu'on va visiter LE musée de la BD et ils se retrouvent a faire le pied de grue devant des planches format A5 en noir et blanc qui s’enchaînent sans arrêt. Alors au bout d'un moment les gamin se mettent a courir de partout en faisant les cons. Et on voit des adultes en train de leur dire de la boucler parce qu'ils font trop de bruit. Et ça ce me navre. Effectivement on est plus dans le musée que dans la BD.

 

Et tout est a l'instar.

 

Ca manque de quoi ?

 

Des planches en crayonnés, les mêmes en encrés, puis avec deux/3 colos différentes, payés a l'auteur bien sûr. Pour que le lecteur puisse voir un peu le cheminement.

 

Une explication sur le nombre de cases dans une planche. Pourquoi peu de case ? Pourquoi beaucoup ?

 

Des imprimés des sthroupfs (ouais ! Je sais pas comment ca s'écrit!) en noir et blanc avec plein de crayons de couleurs, pour que les gamins puissent se faire leur propre colo, pour montrer ce que c'est !

 

Des ateliers d'artistes, recrée bien sûr ! Parce que un atelier de BD c'est hyper funky a voir, avec plein de goddies, plein de bouquin pour l'inspiration et le respect, plein de matos pour pouvoir dessiner !

 

Et puis des goodies bien évidemment puisqu'on en parle. Y'a quoi de mieux que les goddies dans la vie ? Bien rien, on est d'accord.

 

Et aussi pour le coup des résidences d'artistes, ou les auteurs prendraient une demi-journée pour présenter leur taf aux gamins, pour les initier, pour le faire vivre quoi !

 

Bon. Je laisse tomber. Ca m'a pris deux heures de ma vie et ca m'a déprimé.

 

Et puis purée ca coute quand même 8 € tarif plein ! Pour un truc finalement pas très grand.

 

Par contr,e mention spéciale a Boule & Bill, les schtroumpfs, surtout les schtroumpfs (ouais finalement je sais comment ca s'écrit), et a Franquin.

 

Après tout c'est marqué Centre Belge de la BD sur le fronton, hélas...

 

La semaine prochaine, je vous filerai le parchemin magique pour écrire de bonnes histoires. Ouais, ca existe et je l'ai. Et je vous en ferait profiter, alors dites moi merci ;)

 

 

Par Anthony Calla - Publié dans : J'aurais voulu être auteur de BD
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Jeudi 5 avril 2012 4 05 /04 /Avr /2012 11:26

  • La légende du rasoir qui s'ennuyait.

    L'histoire des chiens qui rêvaient de sang.

    Tous les assassins ont-ils une lame ?

    Crânes, rotules et autres instruments de percussions.

     

    Pas de j'aurais voulu être un artiste la semaine dernière, dû a un trop-plein de choses a faire.

     

    Et avant toutes choses un déménagement.

     

    Et oui nous avons dû quitter la douceur feutrée de notre ancien atelier qui se situait au dessus d'un bar. Ce dernier ayant été vendu, nous avons été forcé de déménager.

     

    Cela ne s'est pas trop mal passé, nous avons réussi a déjouer les statistiques et a trouver un nouveau local très agréable, guère plus loin et qui est en ce moment entièrement refait.

     

    Nous avons comme compagnons les membres du bureau de la LBDO (Lyon BD Organisation) et tout devrait très bien se passer.

     

    Pour ma part, j'ai fait mon déménagement en moins de 3 heures cartons compris et seul. C'est l'avantage d'être un intellectuel.

     

    Pour mes compagnons...

     

    Ok. Alors pour Yan en fait qui occupait les locaux depuis de nombreuses années et qui a la facheuse habitude de thésauriser ses trésors, cela a été un poil plus compliqué. Heureusement sa gentillesse proverbiale lui permet d'être entourer d'une foule d'amis très gentils qui n'hésitent pas a se déplacer des 9h30 de l'aube pour aller soulever du carton de Art-books sur 3 étages.

     

    Mais néanmoins tout cela m'a quelque peu retardé dans mon hebdomadaire rapport de vie.

     

    Aujourd'hui, nous allons donc parler d'un détail souvent penser en dernier dans une histoire et qui pourtant est souvent ce que l'on voit en premier, a savoir, le titre.

     

    Pour ma part, le titre est quelque chose qui m'a toujours un peu fait peur.

     

    En effet, j'écris depuis maintenant des années et force est de reconnaître que je n'ai que rarement été capable de trouver un titre sympa. Et pourtant ça existe, dans tous les genres.

     

    Allez, un petit florilège de ce que j'aime, vite fait :

     

    • Mes nuits sont plus belles que vos jours

    • C'est beau, mais c'est triste

    • La putain respectueuse

    • Jouer du piano ivre comme d'un instrument a percussion jusqu'à ce que les doigts saignent un peu.

    • Le salaire de la peur

    • Le cantique de la racaille

    • Toutes les chattes n'aiment pas le mou (bon, ça c'était un porno. Mais quand même ! Quel titre !)

     

    Bref, j'avais envoyé mon dossier a un auteur qui m'a dit qu'il était très bien, très pro et tout mais que le seul truc qu'il n'aimait pas dedans, c'était le titre. En effet, il trouvait que le coté Fucking était bien trop galvaudé et vidé de sa substance, que c'était plus un Easter Egg qu'un mot vraiment fort et que c'était un peu dommage, desservant un peu l'ensemble.

     

    Je n'avais pas trop a ce moment envie de chercher un nouveau titre. J'avais pondu une note d'intention particulièrement décalée ou le titre revenait en leitmotiv et en trouver un nouveau voulait dire également pondre une nouvelle note.

     

    Maintenant que je suis en train de travailler sur une nouvelle version de mon script, en 46 planches et non plus en 30, je me suis donc mis a chercher un titre.

     

    Et aiguiller par mes augustes prédécesseurs, je me suis même mis en tête de trouver un titre qui poutre...

    Je n'ai a vrai dire pas tellement l'impression d'en être capable mais baste, la modestie n'étant pas forcément mon trait dominant, j'essaye tout de même.

     

    Après tout, si j'avais été capable de trouver un titre comme : « Son of a biche », je devrais bien être capable de trouver un truc sympa.

     

    Alors j'ai passer 2 jours entiers a me creuser la tête. Mais vraiment.

    Et comme je m'en doutais, ce n'est pas si facile que ça que de trouver un titre !

     

    Mais je suis tout de même parvenu a glaner quelques bonnes idées.

     

    Je les déposent devant votre porte, parmi elle se trouve celle de mon histoire en 46 planches...

     

    • La légende du rasoir qui s'ennuyait

    • L'histoire des chiens qui rêvaient de sang.

    • 10 chiens, 20 pattes, 15 oreilles

    • Tous les assassins ont-ils une lame ?

    • Crânes, rotules et autres instruments de percussions

     

    Bien sûr, ces deux listes côte a côte ont aussi pour but de m'exposer entièrement.

    Rien ne naît de rien et on pourra sans trop de difficultés m'accuser, si ce n'est de plagiat, en tout cas de m'être inspiré.

    Par exemple, entre le dernier de ma liste et le bouquin de Bukowski, le lien est clair, je ne m'en cache pas.

     

    Mais encore une fois, rien ne naît de rien. On ne crée qu'a travers ce que l'on a aimer, encore une chance !

     

    Une petite blague pour finir, tirer d'un vieux Plasma, le magazine qui en a : Vous connaissez la différence entre un plagiat et un hommage ?

     

    Le résultat du procès.

     

    Bonne semaine.

     

    (Bon, un petit souci de mise en page la fait changer un plein milieu d'article. Tant pis, faudra vous débrouiller avec, non mais !)

Par Anthony Calla - Publié dans : J'aurais voulu être auteur de BD
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Vendredi 23 mars 2012 5 23 /03 /Mars /2012 20:14

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Cette semaine a vu mes premiers pas dans de nouveaux projets.

Commencer un nouveau projet n'est pas facile. Mais en terminer un autre ne l'est pas plus...

 

J'ai quasiment fini tout ce que j'avais a faire pour mes deux projets actuels, a savoir Charon et Fucking Serious Story pour le Doggy Bag.

 

Intellectuellement je n'ai plus a me préoccuper de ces histoires, ce qui me laisse de la place dans ma tête.

 

Et je dois maintenant m'atteler a l'écrire de nouveaux univers.

 

Mine de rien, trouver une histoire, trouver un cadre, des personnages, ce n'est pas si facile.

 

Il y a plusieurs manières de procéder.

 

Par exemple, il y a le coté twist, avec un scénario reposant sur une fin renversante. Difficile a faire, et nécessitant une grande maitrise. Perso je ne suis pas très bon pour les twists et de plus j'ai tendance a trouver qu'a moins d'un grand talent, les scénaristes a twist négligent le reste au profit de la fin. J'ai toujours préféré les histoires solides, surprenantes mais sans nécessairement une fin de fou et surtout avec une vraie ambiance.

 

Mais il faut tout de même un cadre, une idée, une ambiance. Un début d'idée au moins, pour pouvoir attaquer un scénario entier. Quelque chose qui regroupe certains paramètres indispensables : une histoire qui peut-être haletante, des personnages hauts en couleurs, un univers un peu originale ou un angle différent pour l'aborder.

 

Par exemple, les Watchmens parle de supers-héros mais d'une façon mature et sombre qui a entre autre contribuer a son succès.

 

Bref, cela fait plusieurs mois que je bute sur ce début.

 

Oh, j'ai bien des idées... Mais rien qui ne me semble vraiment prometteur. A chaque fois un détail me fait dire que non, ce n'est pas encore ça.

 

Et puis, l'autre jour, en courant...

 

Les idées ne naissent pas obligatoirement grâce a une F.I.V. Souvent même, on va passer beaucoup de temps a consciemment rechercher quelque chose. Et puis, lorsque l'on se sera épuisé a la chercher, notre esprit va travailler en « tache de fond ». Et c'est dans le moment le plus anodin, alors que l'on n'est plus dans la productivité que, telle une fleur de pissenlit, l'idée va venir d'elle même se nicher dans le creux de notre main.

 

Cela est tellement bien exprimé dans « Des fleurs pour Algernon », lisez ce livre ! Absolument !

 

C'est en tout cas ce qui m'est arrivé la semaine dernière. Et j'ai même eu deux idées qui, après de nombreux jours d'examens sont parvenus a remporter le test des premières réticences.

Oui, c'est une bonne technique. Quand vous avez une idée qui vous paraît bonne, triturez la dans tous les sens, tirez dessus, vérifiez bien les coutures. Essayez de la pousser dans ses retranchements afin d'etre sur, avant de commencer a vraiment travailler dessus qu'elle ne va pas vous claquez entre les doigts au bout de quelques semaines.

 

Cela m'est déjà arrivé ! Une bonne histoire, un type qui tire sur des monstres qu'il est le seul a voir. La ou tout le monde ne voit que des victimes innocentes, lui sait qu'il sauve le monde d'envahisseurs infernaux. Une bonne histoire au début mais qui au fur et a mesure a pris une voie qui ne la menait nul part.

Parce que il ne faut pas croire mais une histoire a aussi tendance a partir dans la direction qu'elle souhaite. Et parfois, malgré tous nos efforts, impossible de la faire aller la ou nous on voudrait.

 

Alors voilà ou j'en suis. Je commence une (deux) nouvelles histoires, pleines de potentialités encore. C'est comme une statue encore enserré dans sa gangue de pierre. Le sculpteur sait qu'elle est la, cachée. Lui seul la voit. Et il espère qu'il aura le talent suffisant pour la faire sortir sans l'abimer.

 

C'est exactement ce que je ressent a chaque fois que je m'attèle a une nouvelle histoire. Réussir a l'exhumer sans l'abimer.

 

Alors pour terminer, de quoi ca risque de parler ces histoires ? Quelles idées, quels univers me paraissent suffisamment pleins de promesses pour que j'ai envie de m'y plonger durant de longs mois, sans m'occuper du reste ?

 

La première est tirée d'une idée que j'avais eu pour une petite campagne de JDR. Il s'agit d'un monde peu évolué technologiquement et d'une tribu d'éleveurs-agriculteurs. La loi des dieux, extrêmement rigide, interdit de s'éloigner de plus d'une journée de marche du village. Le nomadisme y est très sévèrement réprimé, atteignant même le statut aberration morale. Les rares a s'être aventuré quelque peu loin du village ont été punis violemment par les dieux, mis a mort même, en tout cas c'est ce que racontent les prêtres.

Un jeune homme bravera l'interdit et partira a l'aventure.

Les évenements, étranges, le pousseront a rebrousser chemin contre son gré.

Malheureusement, les prêtres du village considéreront qu'il est maintenant impur et l'enfermeront pour décider de son sort.

Et durant la nuit qui sera la plus sombre que l'on n'ai jamais vu, le village sera attaqué. Par qui, par quoi ? Impossible de ne rien voir dans l'obscurité.

Le jeune homme réussira a s'enfuir en courant droit devant lui, et cette fois-ci, il parviendra a arriver jusqu'aux confins du monde.

Et là tout son paradigme se prendra le plus méchant coup de pelle en travers de la gueule que l'on puisse imaginer.

 

Bien sur, ce que je vous raconte n'est que le pitch de début. C'est surtout toute l'histoire d'après qui m'intéresse.

Et ce qu'il découvre aux confins du monde, finalement pas si lointain que ça...

 

La seconde histoire repose plus sur une ambiance et un mix entre deux ambiances qui ne sont que rarement mêlées.

Elle racontera l'arrivée de Benzène, un gitan un peu âgé et de son chien crasseux, dans un petit village de la France profonde dans les années 80. Une série de meurtres y a eu lieu et Benzène est là pour enquêter. L'idée est d'écrire un polar matinée d'un peu d'horreur chez les paysans du Berry il y a 30 ans. Le plus important va être de jouer avec les codes d'un genre qui en possède beaucoup et de faire une galerie de personnages très typés mais totalement décalé.

 

Bon, plus qu'a se mettre au taf quoi. Et espérer être capable de sortir ces histoires de leur gangue sans les abimer...

Par Anthony Calla - Publié dans : J'aurais voulu être auteur de BD
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